Théorie du contrôle lâche

Dans le cas présenté aujourd’hui, le pilote B adopte une vitesse de transition optimale. Celle-ci, comme l’aura retenu le lecteur assidu et attentif, varie en fonction de l’altitude entre vitesse de finesse maximum et une valeur un peu supérieure à la vitesse MacCready, laquelle est déterminée par le taux de montée espéré dans le prochain thermique. Mais comme le pilote B n’a pas encore lu les bons bouquins et que j’ai besoin de simplifier mes équations, nous dirons qu’il vole à vitesse constante, et donc à la vitesse MacCready.

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Théorie du contrôle: introduction

Au cours d’une discussion d’entraineurs l’hiver dernier, Julien nous a décrit la notion de contrôle qu’il développe auprès des pilotes du Pôle Espoir. Il a présenté une équation censée définir le contrôle. Elle m’a intrigué et ne me semblait pas refléter toutes les situations possibles. En revanche l’effort de formalisation mathématique de ce problème m’a paru être une démarche puissante et louable qui devait être approfondie.

Je recycle et isole ici une série d’articles qui étaient noyés dans le récit d’une pluvieuse épreuve en Italie au mois de juin dernier. De plus Julien m’a transmis le texte de l’étude développée au sein du Pôle Espoir. Ce sera le dernier billet de la série, en fin de semaine. Accrochez-vous, c’est parti!

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42,195km

Telle n’est pas la distance de mon dernier cross ou de ma dernière manche de compétition. C’est une distance mythique, celle du marathon. Mais quel est donc le rapport entre athlétisme et parapente, deux disciplines dans lesquelles la préparation physique est bien souvent inversement proportionnelle à la consommation de breuvages alcoolisés, dans des proportions diamétralement inversées bien entendu? Aucune, vous rentrez dans le domaine du défi personnel. Et forcément, la longueur du billet est à la dimension de l’épreuve.

Fin juillet, de retour de Serbie, je me suis lancé avec 2 collègues de bureau sur un objectif qui me semblait aussi flou que fou: préparer un marathon. Car l’idée était bien centrée sur la préparation avec un planning sur 3 mois, plus que la participation. Je me suis finalement inscrit un mois avant l’épreuve, lorsque je me suis senti prêt mentalement et physiquement. Mon choix s’est porté sur le marathon de Reims, le plus proche, le plus pratique, le plus roulant, le plus ancien, après avoir longuement hésité avec Vannes, Poses ou même Amsterdam.

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