Championnat de France 2011: conclusion

De retour sur terre, l’atterrissage est difficile. Je suis parti énervé et fatigué, je rentre déprimé et fatigué. Mentalement, physiquement. Ce billet de conclusion du Championnat de France, d’un nouveau Championnat de France foiré, est bien négatif. Au-delà de la déception sur la compétition j’arrive à la fin de cette saison au bout du rouleau. Je ne m’applique plus les préceptes que je recommande aux autres. Je veux du résultat en oubliant la manière, j’oublie que le résultat est la conséquence de la performance réalisée. Je cherche du sens et du plaisir mais je ne regarde certainement pas au bon endroit.

Une deuxième année difficile s’achève. Des obstacles identifiés et d’autres pas anticipés. De nouvelles contraintes externes et non contrôlables. Pourtant il y aura toujours de nouvelles difficultés sur la voie du haut niveau. Et j’ai une exigence personnelle élevée. Les deux ont du mal à cohabiter. Un retour aux bases, aux fondamentaux du sport, semble s’imposer. J’ai deux mois de relâche pour entamer cette réflexion. Faire plus simple, sans autre ambition que de faire de mon mieux ce que j’ai su faire puis de progresser. Avancer en mettant en œuvre ce que j’ai découvert lors du stage entraineur. Franchir un cap. Voler.

6 réflexions au sujet de « Championnat de France 2011: conclusion »

  1. Maxime! Arrête de t’auto-flageller…Avoir des exigences élévées n’est pas en soi une mauvaise chose. Mais il faut être lucide (et tu l’es) que les possibilités de les atteindre s’en trouvent alors réduites. Choisir les bons moyens pour progresser, comme tu le fais, est necessaire, mais tu sais aussi qu’un bon objectif est un objectif atteignable. En tout cas n’oublie pas le plaisir, c’est une composante fondamentale, même en sport de haut niveau.
    Bon repos! et à bientôt pour la réunion annuelle du Team.
    PS: le poulet de Bresse est lui aussi une valeur sûre… 😉

  2. Courage Maxime, tu ne mérite pas de sombrer si bas 😉
    Allez, pour te changer les idées, je te remet un commentaire que j’ai posté juste avant le championnat de France sur un autre sujet concernant la sécurité.
    Dis moi ce que tu en penses….

  3. Hello Maxime,
    Quelques mois après l’ effervescence de cet été, je souhaite apporter ma pierre si par chance elle puisse aider à soutenir l’édifice de la sécurité.
    Comme tous ici, je suis passionné par notre activité, volant depuis 10 ans et futur compétiteur en 2012.
    Tu te doute bien que le sujet du choix de voile et de la sécurité est actuellement encore plus central pour moi que pour les années précédentes.
    Alors après avoir beaucoup écouté, lu, réfléchi, je constate qu’il est très difficile de tirer des conclusions inébranlables.
    Je suis comme tout le monde, j’ai plusieurs anecdotes qui peuvent démontrer tout et son contraire.
    Malgré tout, pour avoir participé à quelques manches de B en free, dont celle du Vercors 2010 où tu étais, je me suis fais 2 remarques :
    – La première, pour moi la plus importante : nous nous déplaçons en 3 dimensions et les balises des manches de compétition sont en 2 dimensions.
    Sincèrement, j’hallucine !!!!
    Nous avons cette chance de voler, d’exploiter les 3D et nos points de passage obligés n’en tiennent pas compte.
    Je rêve de manches avec des balises en 3D subtilement placées, càd avec des plafonds mini à réaliser et pas que des cylindres allant jusqu’au sol.
    Tu imagine immédiatement le bénéfice, adieu les transitions au ras des reliefs au 2d barreau, adieu les manches où la vitesse de la voile représente une part majeure des chances de victoire.
    Bonjour la finesse du pilote pour exploiter les petits thermiques qui sont négligés actuellement.
    Bref, je n’y vois que des avantages.
    Le champion sera le pilote et son savoir faire et pas la vitesse max de l’engin.
    La sécurité y trouvera sont compte et les pilotes prendront le temps de monter en gamme de voile… tient on rejoint ma deuxième réflexion.
    2eme réflexion : La gamme de voile…
    Pour avoir été compétiteur en moto de vitesse, j’ai progressé de gamme en gamme pour avoir un bolide de haut vol après plusieurs années de pratique.
    Ce bolide demandait expérience, une pratique fréquente et un niveau nettement supérieur à la moto de mes premières compétitions.
    Et bien entendu, il y avait un classement pour chaque type de moto.
    Je peux même garantir que les classements de moto quasi origine ont amené énormément de monde à la compétition.
    Revenons au parapente, j’ai été surpris qu’il n’y ait (quasi) qu’un seul classement pour toutes les voiles.
    J’imagine facilement les bénéfices d’un classement pour les EN B (pourquoi pas ?), un pour les EN C, etc…
    Les débuts en compétition ne seront pas vu comme uniquement réservé à une élite.
    Mais surtout, dès qu’un pilote croit un peu en ses chances de réussite, réaliste ou pas hihihi, il ne sera pas obligé de se jeter sur la dernière EN D top level, ou comme c’était encore le cas dernièrement sur une voile non homologuée.
    Ce ne serait pas déshonorant d’être champion de France EN C !!
    Voilà, je tenais à te passer ce message vu ton engagement et tes nouvelles "fonctions" au niveau des différentes instances.
    N’hésite pas à me faire un retour si tu veux creuser les sujet.

  4. Merci de votre soutien. Je prépare un autre billet de conclusion un peu plus positif.

    @Eric sur la 3D: je crois que la beauté de notre sport réside dans sa capacité à faire plein usage de cette troisième dimension. Il faut également garder un système de scoring simple et compréhensible. A ce sujet j’aimerais bien essayer un pur classement au temps, comme en vélo. Nous pourrions aussi tester des bonus aux balises: des points ou du temps en fonction de l’ordre de passage, idem pour l’altitude de passage. Cela doit rester marginal dans le scoring pour que chaque compétiteur ait une bonne lecture de la situation tactique. La PWCA va introduire un système de bonification de l’altitude sur la ligne d’arrivée pour éviter le push total final.

    @Eric sur les classes: bien entendu il faut des podiums par catégorie d’homologation comme cela existe partout dans le monde. Mais comme je l’ai déjà écrit quelque part, il faut être très prudent sur les comparaisons. Le parapente est un tout petit sport, un marché mondial d’environ 30.000 équipements par an, qui pèse moins de 100M€ au total, moins de 500.000 pratiquants dans le monde, très peu de compétiteurs, pas énormément d’organisateurs et extraordinairement peu de moyens. Pour ce qui est de la moto, n’oublie pas que toutes les machines utilisées en compétition sont des machines de course, conçues pour cet usage et pas pour rouler sur route ouverte. Le parallèle avec nos homologations de comportement est bien éloigné de catégories par cylindrée ou puissance. Notre marché n’est juste pas assez large pour de multiples catégories distinctes, les homologations de comportement ne sont justes pas faites pour une préparation course des matériels.

  5. Bonjour,

    Dans les sports mécaniques, les catégories sont souvent aussi le résultat de budgets différents. En parapente, les coûts sont similaires quelque que soit le niveau de la voile.

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