Coupe du Monde Suisse 2008: vendredi, manche 2

Nous avons volé! Pfiou, ça fait du bien. Le DE nous a concocté une manche rapide de 44km, avec une difficulté sur la fin, en gérant à merveille le décalage de l’heure d’ouverture de la fenêtre de décollage en fonction des passages nuageux et d’un voile d’altitude. Les conditions de montée au plafond sont faiblardes au début, je temporise au décollage. Puis le ciel s’ouvre, c’est parti. Nous attendions des plafonds maximum à 2200 ou 2400, je fais dans les 2800, malheureusement un peu trop tôt avant le start, mais je suis bien placé pour le départ de la course au but.

Et c’est parti pour 2 allers/retours le long de l’arête est/ouest sur laquelle se trouve le déco. Cela ressemble fort à la manche 1, alors je garde mes plafonds, et je suis la ligne de relief. Il y a plusieurs étages de nuages, je navigue au-dessus des barbules, parfois entre la paroi et le bord des cums, parfois par devant. C’est assez féérique, mais il difficile de déterminer ma position en course, la visibilité est réduite et la matérialisations nuageuses sont autant d’obstacles à l’observation. Martin Scheel a volé avec nous et a fait un paquet de photos au start puis dans la course, elles devraient se trouver ici (c’est moi au milieu de la première photo, trop fier!) et la magnifique Icepeak XP de cette photo, c’est moi! Pour ma part, j’étais un peu speedé par le rythme, pas eu le temps de sortir l’appareil, même si j’y ai bien pensé tellement les compositions étaient belles.

Sur la dernière branche de retour le long du relief, Greg me marque un magnifique thermique qui n’en finissait pas de se renforcer et nous monte à près de 3200m. Je file à l’avant-dernière balise, passe au-dessus de beaucoup de monde, retrouve Maurer juste avant la balise. Sa voile bouge tellement et il la matraque si fort en demi-vrilles et amorces de parachutales ou de frontales que je préfère suivre mon chemin. Une bonne ligne me permet de rejoindre le groupe de tête avant d’aller vers la dernière balise. Comme d’habitude je vais assurer un peu trop. Je pars 12ème pour 7km de glide à la balise et 3km de retour au goal. La balise est à l’ombre, je ne sais pas comment est la brise. Alors je fais de la meilleure finesse aux instruments autour de 50km/h et laisse les premiers filer devant et une quinzaine de pilotes me rattraper. Je suis donc 200m trop haut à la balise, alors feu gaz sur le goal au deuxième barreau dans les 60km/h. J’ai passé ma fin d’après-midi avec Erwan à faire une modification sur ma voile, demain je tape le 70.

Comme certains l’ont déjà noté, je finis 29ème avec 887 points, mon meilleur score en Coupe du Monde. J’aurais pu gratter 20 points en collant Jean-Jean, 40 en collant Urban, mais je n’ai pas sa vitesse de pointe. Au général je suis 5ème Français, à la 18ème place, 2 points derrière Jean-Jean. Mes marges auraient pu me placer 100 points plus haut, vers la 12ème place. Mais je ne vais pas changer cette tactique, je suis satisfait de ce que j’ai produit pour l’instant, je me fais plaisir et c’est en train de payer.

Nous devrions avoir un créneau pour une manche demain, je vais garder la cadence tout en assurant. Si je finis le boulot, je pourrai justifier l’ouverture de la bouteille de champagne que j’ai eu la bonne idée d’amener ici. En attendant d’avoir tué l’ours je vais aller me coucher.

2 réflexions au sujet de « Coupe du Monde Suisse 2008: vendredi, manche 2 »

  1. Merci pour la trace gps !
    Un truc sympa : passer la trace à la moulinette de Parawing, ça permet d’afficher des données supplémentaires sous google earth …
    – En plus de celle pour le vario, traces du vol en variations de couleurs pour l’altitude, la vitesse la distance et le temps.
    – Génération des graphiques correspondants pour analyser son vol.
    – Trace de tous les thermiques et toutes les transitions, avec mesures associées
    – Fiche d’analyse du vol synthétisant toutes les informations
    c’est ici : http://carnet.parawing.net/form_con

    Martin Scheel a volé avec nous et a fait un paquet de photos –> il est épatant comme photographe ce Martin (et comme entraineur si on considère les résultats des p’tits Suisses), j’avais été impressionné par ses photos des Championnats du Monde au Brésil en 2005 !

    … ouverture de la bouteille de champagne –> Euh … il faut terminer dans les trois premiers, sinon c’est formellement proscrit par le règlement !

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