Le message est simple: les actions de l'homme sont téléguidées par son système nerveux central qui vise essentiellement à sa conservation, sans réel libre arbitre. Ses décisions sont le produit de cette nécessité et de sa connaissance de son environnement. Toutes nos actions sont utilitaires et visent à notre survie ou, ce qui revient en fait au même pour l'auteur, à notre dominance que ce soit en matière d'altruisme, d'amour, de religion, de travail...

La démonstration n'est pas très optimiste car froidement réaliste et scientifique. Biologique et mécanique. Elle s'appuie sur la nécessité -que dis-je, l'impérieuse nécessité- de survie d'abord individuelle puis collective. Par voie de conséquence, alors que l'homme se développe par les relations sociales, toute relation sociale vise à la mise en place d'un système hiérarchique de dominance dans lequel les dominants trompent les besoins des dominés. L'auteur arrive ainsi à une opposition (ou une association à but lucratif?) entre culture et propriété, entre création et production, entre rapports humains et connaissance technique.

Par chance, l'auteur nous concède que l'homme a développé des capacités de conceptualisation, d'association de concepts, d'imagination, de création. Et surtout l'auteur constate et valorise l'existence et l'influence énorme de notre inconscient. L'espèce humaine s'est développée grâce à sa capacité à ajouter de l'information à la matière et au vivant, ainsi qu'à sa capacité à stocker et transmettre l'information entre générations, puis à faire preuve d'imagination. Voici qui nous distingue heureusement du reste du règne animal, non?

Sur un plan littéraire, j'ai trouvé quelques longueurs au début, des digressions permanentes, des répétitions au milieu, des raccourcis à la fin. Le contenu est dense, la rédaction est parfois simple tantôt tortueuse, au final le message fort manque de clarté à mon goût.

Pourquoi notre inconscient s'est-il développé, de nouvelles facultés pourraient-elle apparaître, que faire de notre vie? Pas de réponse. Peut-être ne suis-je pas au niveau? Une lecture frustrante. Et pour le prochain compte-rendu, il faudra attendre un peu, je n'ai pas terminé mon dernier bouquin!