D'ailleurs il n'y pas vraiment une ligne gagnante, mais une alternance entre ceux qui sont à l'aplomb des pré-reliefs et les autres qui sont plus dans le massif. Chercher à changer de ligne entre les balises est synonyme de perte de temps. Donc à chaque balise il faut faire un choix. Je privilégie le côté au vent, dégagé du relief. Au retour de la B3 (au nord!) j'enroule un +1m/s sur 2 tours, c'est un mauvais choix, un groupe d'une trentaine de pilotes m'échappe dans un gros thermique que j'attrape avec retard. Je vais finir la manche intercalé entre deux groupes, donc entre deux cycles.

Avant de partir en plaine je loupe donc le cycle des premiers qui sont 100 ou 200m plus haut, je décide de rester en prospection pour assurer, ce qui me fait perdre du gaz sur place. En faisant l'abeille je regarde mes 3 camarades de galère sortir mieux que moi. Ils ne partent pas très haut, ça niaise, je les suis. 15km à faire avant le but. Je fais de la finesse max, mon 6030 (enfin, pas le mien, celui que SupAir m'a passé, parce que le mien plante systématiquement sur chaque vol maintenant) me dit que je rentre. A la balise j'arrive encore en fin de cycle, rien à enrouler, demi-tour vers le but. Je laisse flotter, la Gradient s'est enflammée et pose, je continue à serrer les fesses et gérer mon plané, les 2 Booms rebondissent devant moi entre les deux lacs, ils prennent 200m en ligne droite et passent tranquillement la ligne. Et moi je vais en faire une que je n'avais encore jamais faite: je passe le cercle des points temps à 1km et derrière je fais un plomb, posé 300m avant la ligne.

Ce n'est pas terrible comme début, je vous l'accorde. Mais je n'ai pas trop mal volé, je monte bien en thermique, j'ai des bonnes lignes. Mon problème n'est pas tant la rentrée au but que l'accélération du rythme au retour de la B4 (au sud) que je n'ai pas suivi, préférant garder du gaz et naviguer au plafond. Un manque d'agressivité suivi d'un excès de confiance, quoique je n'ai rien trouvé à enrouler en route vers le but.

Charles est dans le top5, Jean-Jean dans les 15. Yassen pose comme moi avant la ligne, Stefan Wyss a cassé un bon paquet de suspentes avant le start et Paulo s'est mis aux arbres. Demain gros vent de sud annoncé, nous allons nous déplacer sur l'Aquila.