Parenthèse littéraire

Je lis en ce moment un livre étrange, fantastique, dont la narration est foncièrement drôle (La Fin des Temps, de Haruki Murakami). L'idée n'est pas de verser dans la critique littéraire, mais de vous citer deux perles, deux phrases sorties de nulle part en fin de paragraphe, qui ont un sens profond pour moi. Je vous les livre:

  • La première: "L'enjeu n'est pas de vaincre l'adversaire mais de défier ses propres compétences". Pas facile à retenir, plein de sens, la parfaite définition de ma motivation à faire de la compétition. A placer à côté de "pour connaître ses limites il faut les dépasser". Si seulement j'avais lu ça deux jours plus tôt j'aurais pu la sortir lors de mon entretien psychologique annuel de SHN, au lieu d'un banal "je cherche à progresser et tant que je progresse je continue".
  • L'autre: "C'est de l'espérance que nait la déception". Plus triste, proche de "le pire n'est jamais certain", sur le thème de l'enjeu comme la première. Là aussi, une phrase courte pleine de sens, pour tous ceux qui ont fait quelques plans sur la comète dans leur vie sentimentale, professionnelle ou sportive, plans qui n'ont pas résisté à l'épreuve des faits. Il faut aussi que je me plonge dans un dico pour comprendre la différence entre espoir et espérance (en maths, je sais, mais en littérature?). Mais pour autant, quitte à être déçu, je garde espoir!

A méditer!