Comme nous sommes partis super vite après le briefing, je speede un peu trop ma narration. Et la manche alors? Et bien une petite manche de 37km, avec quelque chose comme 6 ou 7 balises intermédiaires, tous les 5 kilomètres le GPS bippe. Seule la zone du décollage est ensoleillée, tout le monde adopte un parcours en étoile pour se refaire à cet endroit. Sauf justement pour les dernières balises que le groupe de tête décide d'enchainer. Il est juste là, devant et en-dessous de moi, en direction d'une tâche de soleil, ils vont nous montrer le déclenchement et nous allons pouvoir les coiffer. Je suis avec Mijéré, Urban, Aljaz et Stefan Wiss, entre autres, du beau linge.

Mais les premiers prennent un cycle super fort et super court, nous montons derrière dans une masse d'air désorganisée, et c'en est fini de nos espoirs. Ensuite, je ne suis pas très satisfait de ma rentrée au but, surtout de la transition entre l'avant-dernière et la dernière balise. Je n'appuie pas assez et choisis d'enrouler dans la vallée pour assurer la dernière balise qui est en altitude, mauvaise pioche, je trouve ensuite une ligne qui me monte à +2 tout droit au premier barreau jusqu'à la balise, avec 200m de trop. En gros 3 minutes de gaspillées. Enfin feu gaz sur le goal, pas loin de 60 km/h stabilisés.

Je pense rentrer dans les 40, à moins de 5 minutes des premiers. Simon, Charles et Arnaud sont dans les 20, peut-être Jean-Marc également, enchanté de sa dernière machine Niviuk.

Bon, quand même, c'est bien que nous ayons volé, j'ai pas trop mal assuré, mes dernières modifs me donnent un surplus de vitesse assez facile à vivre, les organisateurs se sont bien battus pour nous faire une manche. Dans les jours qui viennent, les bonnes conditions arrivent, ça va envoyer le pâté.