Pendant ce temps-là...

Pendant ce temps-là, en France, j'ai modifié mon plan Vosges du week-end pour une virée en Normandie. Deux jours à apprivoiser mon nouveau joujou, une Niviuk Free Gravity 22 (ça fuse cet engin, pile poil entre mon XP et ma Nooky), à Octeville puis Carteret.

Et lundi 14 juillet, histoire de faciliter le retour de week-end, je prends la voie des airs pour éviter les bouchons de l'A13. Je décolle de Clécy avec 1 bonne heure et demie de retard sur les premiers qui ont fait le plafond vers 12h30, mais j'avais un concours de putting à terminer, et en bon compétiteur, à gagner. Comme j'ai mal démarré (le putting!), forcément cela a pris plus de temps que prévu. Du coup, à la bourre sur le déco, j'oublie l'essentiel, ce qui va me coûter la fin de vol: le pénilex! Parce que tout se passe sans problème, extraction, premiers plafonds vers 1100m, dérive à 10km/h, cum, cum, cum, tranquille. La masse d'air n'est pas extraordinaire, des Vz moyennes entre +0,5 et +1m/s, mais généreuse en nombre de thermiques, ça monte presque de partout en se plaçant correctement.

Quelle surprise en l'air: après 30km je n'arrive pas à joindre le déco en radio, mais qui me répond? Franck Arnaud en plein milieu d'une manche dans le Poitou! Trop fort ces radios (et pas mal mon antenne bricolée perso).

J'ai fait le choix d'essayer de passer la TMA2 d'Evreux par le Sud, je dois un peu contrer la dérive, SO en bas, OSO en haut. Les thermiques ne sont pas violents alors j'avance doucement. Après 70km de vol, l'envie de pisser est trop forte, j'ai trop froid, j'ai passé mon après-midi à l'ombre de cums en forme de tarte au citron meringuée (il devait y avoir une subsidence marquée juste au-dessus) alors je décide de finir en glide après mon meilleur plafond de la journée à 1700m. Sur les 12km de plané que je stoppe au survol de la ville de L'Aigle, je traverse 3 thermiques que je délaisse piteusement et qui ont pour seul effet de me secouer encore plus la vessie à la limite de déborder. Après 82km je pose enfin et me soulage en deux fois tellement la soupape était à la limite des tolérances de fonctionnement.

Deux photos de mon posé, une d'où je venais, l'autre d'où j'allais... Un peu boulé, le gars, mais beau vol quand même.

Dommage, il y avait au moins 1h à prendre en partant plus tôt, et 2h de plus pour continuer en direction de Paris. Un potentiel à 150km qui de toutes façons aurait été limité par les CTR Paris8 et Paris10, voire la ZRT1 mise en place pour le 14 juillet. Tant pis!

On se reparle à la fin de la semaine, direction Arcones pour le Championnat d'Espagne avec un bon groupe de Frouzes.