Coupe du Monde 2016 – Italie: 07/06/16, course au but de 86 km

Il y avait longtemps que je n’avais pas été aussi déçu après une manche. Voire, pendant une manche. La fatigue m’a rattrapé en vol. J’ai pourtant fait un bon début de manche. Certes un peu isolé au start, mais sans m’exposer. Il y avait deux manières de procéder pour le début de course: faire court mais ras par terre, ou faire plus long mais en cheminement au caillou en altitude. Je passe plutôt court et haut, tout va bien sur les 10 ou 15 premiers kilomètres.

Nous attaquons notre première grande transition. Un groupe de 6 échappés partis sur une laisse de chien ne sort rien sur un premier relief. J’infléchis ma trajectoire pour tenter de les reprendre en direct sur le suivant. Puis je vois l’usine, la grosse usine. Le petit cumulus au -dessus, qui grossit. Des oiseaux dans la plaine. C’est sur le trait, j’y vais. Et j’arrive trop tard, tout s’écroule. 90 droite, premier sauvetage de la journée, tout le monde me passe dessus. Mais tout s’est déjà détraqué dans ma tête.

La suite n’est pas très intéressante. Nous allons faire une balise en limite de Cb. Je sélectionne mal mes Vz. Il y a un peu d’air. Je clopine. Je me retrouve seul. Départ pour la plaine. J’ai du mal à trouver les noyaux. Je fais un long sauvetage à 100 m/sol, puis un second. Cela ne me remonte même pas le moral. Je croise les premiers qui rentrent, j’en ai marre. Ma lucidité n’est plus là, mon énergie m’a quitté. Rarement je baisse les bras mais au point bas suivant je n’insiste pas. Comme qui dirait, ce n’est pas mon genre d’abandonner. Pourtant c’est ainsi. Ce n’est peut-être pas mon jour.

Pas sûr qu’il y ait assez de manches pour faire jouer la discard en fin de semaine. Bah, je vivrai avec ça. Je serais bien allé vider ma peine et mon reste d’énergie en allant courir mais avec l’orage qui menace je me suis réfugié directement sous la douche du bungalow. Cela fait du bien cette eau qui coule et évacue. Du coup, il y a eu vol, un triste récit, et donc pas de théorie au tableau noir pour aujourd’hui, rompez!

2 réflexions au sujet de « Coupe du Monde 2016 – Italie: 07/06/16, course au but de 86 km »

  1. Ha mince ….. même si je n’y comprends rien j’aurai préféré des formules qui complèteraient un récit de satisfaction. Désolé pour toi 🙁

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