Grand week-end dans les Vosges

Pas de Coupe du Monde en Italie pour moi, alors je prends l’option entraînement pratique en participant à la Nationale B des Vosges sur les 4 jours du pont du 1er mai. Pour commencer, Jeudi, pas de conditions pour le vol et balade à Mulhouse: 3 heures de visite de la Cité de l’Automobile (des grands malades ces frères Schlumpf, une véritable anthologie Bugatti plus des exemplaires historiques exceptionnels), et 2 heures à la Cité du Train (et bien si, un musée du train peut être très intéressant, la preuve avec de belles mises en scène et d’excellentes scénarisations). Les photos sont ici.

Echauffement

Vendredi, après l’annulation de la manche eu égard aux pilotes B présents, nous décidons de faire le parcours prévu à titre d’entraînement avec une vingtaine de pilotes. Je boucle les 24km en 57m42s, après un drôle de point bas à un endroit où parait-il il ne faut pas aller, mais qui me permet de ressortir fort et de boucler 8 secondes derrière Franck Perring, et une ou deux minutes devant Dany Schmidt, pour un joli triplé Niviuk.

Première manche

Samedi, un aller-retour de 53km nous est proposé entre la Bresse et le Grand Ballon. Enfin un peu plus car le déco est à l’intérieur du rayon de start centré sur la première balise, il faut faire 2km en marche arrière puis les refaire en direction de la balise. Manifestement Cargol arrive à gérer cela, tant mieux. Par contre le calcul de la moyenne de vol ne fonctionne certainement pas. Et le vol? Et bien il fallait être au pré-briefing du lendemain puisque le DE (Ronron) m’a demandé de raconter ma manche à tout le monde, vu que je l’ai gagnée cette manche. Et plutôt bien, en plus, avec plus de 10 minutes d’avance sur les 4 autres pilotes qui parviennent à boucler le parcours, dont 1 seul B (Jean-Louis Zanzi), félicitations à lui. Je résume tout de même: mes objectifs étaient coopérer (remember: les bons pilotes sont mes amis!), contrôler (les autres et moi-même), et avancer prudemment sur le parcours que je ne connais pas et en ayant la patience de faire les pleins. Car les varios sont à +1 en bas, +2 au milieu, et +3 en haut. Je suis un peu en retard après un start moyen mais nous nous regroupons, 5 à 6 pilotes (des bons pilotes qui sont mes amis), et remontons progressivement sur les premiers grace à une excellente coordination de notre grappe. A 25km du but (loin!), je ne vois plus que Dany devant, sur une mauvaise trajectoire, et je lis un parcours pour me mener au but, entre les nuages, le relief et le soleil. Je prends l’option que les locaux ne prennent pas, je ressors comme la veille de bien bas puis quitte mon thermique à 1600m pour cheminer sur 10km et claquer la dernière balise à 2000m. Je lambine sur le chemin du goal en assurant un peu trop, peut-être à raison car les conditions s’éteignent complètement. Une manche gérée comme dans les livres.

Deuxième manche

Dimanche, Fabrice Sibille reprend la dure tâche de la direction d’épreuve et nous fait partir pour un triangle de 57km que tout le monde croit facile. Mais il est déjà tard, les cumulus ont tendance à s’étaler, beaucoup d’ombre au sol, conjugué avec un grand trou de bleu au-dessus de la B1. Je passe en mode survie dès le km 15, et ce sur pas loin de 15km à aller de point bas en point bas avec une horreur de trajectoire en zig-zag pour chercher les flancs de colline au soleil, les petits cols, ou les gros cums joufflus. Sur les 20 derniers km les conditions s’améliorent et je peux accélérer le rythme de vol en travaillant pas mal avec Arthur Hiller. Je choisis bien ma trajectoire pour la B2 suivie d’un retour au but sur 15km. Comme la veille le but est en altitude, c’est même notre point de décollage, et cela durcit la tâche pour les pilotes qui se sont avancés un peu bas comme Mathieu Vermeil ou Roberto Fernandes, ainsi que l’inévitable Jean-Louis Zanzi. J’arrive pile-poile à l’altitude du déco, mon GPS donne le signal d’arrivée lorsque je survole le névé encore présent à la rupture de pente, et pose sur ma lancée dans les 10 secondes qui suivent. Optimisée, l’affaire, merci le 6030 et merci le plané de l’Icepeak XP! Bonne journée d’ailleurs pour les Niviuk, Roberto et Franck sous leurs Icepeak finissent 3 et 4 derrière Arthur.

Carnet rempli

Me voici donc à la tête de 2 manches à 1000 qui je l’espère rentreront dans le classement A. Et me voilà fin prêt pour la compétition du week-end prochain: le Baden-Würtenberg Open dans la Forêt Noire. Nous allons sur cette compétition avec Dany et Franck, histoire de faire briller les couleurs Niviuk, et avec Ronron, histoire de porter haut les couleurs françaises. Et dans 2 semaines, ce sera la Nationale A des Vosges. On pourra dire que je m’y serai préparé!

Voila, c’était déjà mon 100ème billet. A tout bientôt!

Une réflexion au sujet de « Grand week-end dans les Vosges »

  1. Sympa ta pub pour le musée du train. Ça fait parti de mes ‘petits boulots’ de 2001, réalisé avec/pour François Seigneur….et tant mieux si tu as été sensible au petites mises en scènes rigolotes.
    2×1000! ça roule!

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